Aurélie Croizé
Aurélie Croizé est une autrice bretonne, installée en Ille-et-Vilaine. Elle a huit romans à son actif, de genres très différents mais dans lesquels l’ésotérisme tient une place souvent importante. Elle se plait également à placer ses intrigues dans la trame de l’Histoire, comme dans sa duologie L'apprentie cartomancienne et L'empoisonneuse des bas-fonds qui se déroule au cœur du Paris napoléonien. Lorsqu’elle n’écrit pas, Aurélie Croizé consacre son temps à son travail de chargée de production pour des compagnies de spectacle vivant.
Quel personnage de vos romans vous ressemble le plus ?
Louise, sûrement (L'apprentie cartomancienne, L'empoisonneuse des bas-fonds). C'est une jeune femme qui sent beaucoup (les autres, les signes, l'invisible), et qui doit sans cesse (re)trouver la confiance nécessaire pour agir sur ce qu'elle perçoit.
À l'image de vos personnages, vous êtes plutôt sorcière ou cartomancienne ?
Sorcière les jours où j'ai confiance en moi, cartomancienne les jours où j'ai besoin qu'on me dise que tout va bien se passer !
À quelle période de l’Histoire auriez-vous aimé vivre ?
Aucune, je crois. Pouvoir voyager dans le passé, y étudier les mœurs, les gens, ça oui. Mais le fantasme d'une autre époque (costumes, ambiance, romantisme d'un lieu) s'accompagne souvent, pour les femmes, d'une réalité de mortalité en couches, de tutelle légale du mari, d'absence de contraception fiable, ou d'exclusion de la vie publique.
Avez-vous un moment préféré de la journée pour écrire ?
Le matin, quand mon esprit est frais, pas encore encombré par les sollicitations de la journée. Passé midi, j'ai perdu ma meilleure concentration !
Un ou des personnages littéraires inspirants ?
Sherlock Holmes, à la fois si intelligent et si dénué d'empathie.
Nina Zenik (Six of Crows de Leigh Bardugo), flamboyante, séduisante et pleine d'esprit, dont le talent peut aussi bien soigner que tuer.
Flavia de Luce (Sweetness at the Bottom of the Pie d'Alan Bradley), jeune fille anglaise du XXe siècle, passionnée de chimie et de poisons, qui mène ses propres enquêtes en marge des adultes.
Avez-vous un mot préféré ?
Interstice. Entre sommeil et éveil, ombre et lumière, on l'habite sans toujours s'en rendre compte, dans le silence entre deux mots, par exemple.
Un de vos romans se passe en Bretagne. Pouvez-vous nous en dire plus ?
Les Soeurcières d'Arradon est né à Arradon, près de Vannes, au fil de mes promenades dans cette commune que j'affectionne pour la diversité de ses paysages. C'est là, face au golfe du Morbihan, qu'a germé l'histoire de Rozenn et d'Aogusta, deux jeunes femmes qui s'aiment en pleine chasse aux sorcières, dans la Bretagne de 1662.
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